Cinémapéros 2021

 

Chaque mardi à  19h, du 20 juillet au 10 août inclus, est proposé un court-métrage. La séance est suivie de discussions autour d’un apéritif.
La programmation a été pensée par Clio Simon.
L’entrée est libre, comme chaque événement à  Eac Les Roches, dans la limite des places disponibles.

 

Cette année les Cinémapéros  vous proposent une correspondance filmique teintée de burlesque entre les films de Bertille Bak et Julie Chaffort.
Correspondance filmique pensée par Clio Simon.

 

Mardi 20 juillet à  19h

Bertille Bak, « T’as de beaux vieux tu sais… », 24min , 2007

Bertille Bak a travaillé avec les habitants d’une cité minière du Nord de la France. Caméra à  la main, elle interroge les fondements de sa propre culture en ne tombant jamais dans le pathos qui voudrait faire de cet endroit une cité orpheline de son principal référent qu’est le travail à  la mine. S’attardant sur l’aspect communautaire de la vie de ces ouvriers, elle fait de ces hommes et de ces femmes les acteurs, scénaristes et décorateurs de son film.

 

Mardi 27 juillet à  19h

Julie Chaffort, « L’ABCdaire du 6ème voyage extra-ordinaire », 14 min, 2010

Sur l’autoroute A65, Julie Chaffort a emboîté le pas : réaliser un roadmovie à  partir de la marche des trois intrépides comédiennes du collectif « la Grosse Situation » sur une autoroute en construction, soit parcourir 150 kilomètres à  pied sur bitume un début décembre 2010.

 

Mardi 3 août à  19h

Bertille Bak, « Faire le mur », 17min, 2008

Bertille Bak nous invite, avec les habitants de Barlin, à  un vaste jeu. Mettre en scène la vie de ce quartier de la cité n°5 de Barlin, dans le Pas-de-Calais, de façon burlesque, avant de le quitter. Une rénovation chasse les habitants pour quelque temps. Ils craignent le déplacement, la hausse des loyers et se prêtent à  cette petite provocation… Un jeté de journal d’une personne à  l’autre, une projection de briques au-delà  d’un faux mur de frontière, de vrais ouvriers qui coupent de faux fils de communication. Tout évoque les liens sociaux, l’attachement au quartier dans un vrai film participatif.

 

Mardi 10 août à  19h

Julie Chaffort, « La barque silencieuse », 30 min, 2016

Qu’est-ce que l’écoute ? Qui, ou quoi, en nous, écoute lorsque nous nous recueillons pour nous laisser traverser par un morceau de musique, un chant, le rythme d’une danse ? À  cet invisible vaisseau qu’est l’écoute, Julie Chaffort a choisi de donner une multiplicité de formes : tantôt un cheval, tantôt une vache, ou encore une barque, un cours d’eau, un paysage, des branches, un boxeur, un danseur, etc. Dans la région de Monflanquin, dans le Sud-Ouest de la France, elle a croisé des habitants qu’elle fait participer à  une suite de tableaux animés dans lesquels dialoguent des « émetteurs » de musique (chanteurs, choristes, instrumentistes, y compris un gramophone) avec des auditeurs, certes silencieux, mais bien actifs. Le résultat est aussi facétieux qu’émouvant, aussi déroutant que respectueux de tout ce qui s’offre à  voir et à entendre. Chargée donc, cette barque, de personnages hauts en couleurs, costumés de manière voyante, c’est une nef de fous où  la folie ce sont les sons, les gestes des sons, les récits muets des sons.

Jean-Pierre Rehm