Programmation : Clio Simon
et en partenariat avec SISMAE pour deux films
Le fil rouge que Clio Simon vous propose cette année est celui de la « contre-cartographie ». Si une carte relève de la fiction en figeant des écosystèmes en perpétuel mouvement (cours d’eau, montagnes, villes…) La contre-cartographie, au contraire, cherche à rendre visible ce qui se meut et émeut : les usages, les mémoires, les attachements, les conflits, les récits, les êtres vivants qui composent un territoire.
Mardi 21 juillet à 19h
Morraine de Camille Llobet, 12min
Deux guides de haute montagne crapahutent dans les moraines de la Mer de glace, célèbre glacier du massif du Mont-Blanc. L’image saisit leurs danses avec le vide, la verticalité et l’instabilité du sol. Le son matérialise ce milieu mouvant et imprévisible.
Deux guides de haute montagne crapahutent sans objectif précis dans les moraines de la Mer de Glace. Avant d’atteindre les parois rocheuses, les guides de haute montagne traversent ces gigantesques chapelets de collines instables, mouvantes et imprévisibles.
Cette recherche filmée tente de saisir la personnalité proprioceptive des deux
protagonistes et de révéler le milieu à travers leurs gestes. Arpenter des pentes
abruptes ou des arêtes étroites, dévaler des terrains instables au quotidien transforment le corps et s’impriment dans les articulations. Sarah et Laurent dansent avec le vide, la verticalité et l’instabilité du sol, à l’affût de ce qu’indique l’ensemble de leurs sensations.
Le son matérialise ce milieu mouvant : écoulements, craquements et écroulements
habitent la vallée glaciaire devenue caisse de résonance.
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L’eau était là de Sophie Sherman et Némo Camus, 15min
Programmé en partenariat avec SISMAE

Le marais du Wiels est né de ces aberrations urbaines qui parfois donnent lieu au miracle. Un projet de construction éventre littéralement un site au point de percer la nappe phréatique. Puis le projet est abandonné, l’eau est là et redonne naissance à un écosystème que désormais les habitants défendent bec et ongle.
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Mardi 28 juillet à 19h
Belle River de Samuel Matteau, Yannick Nolin et Guillaume Fournier, 11min
Programmé en partenariat avec SISMAE

Les crues printanières du Mississippi atteignent des niveaux records. En Louisiane,
les habitants de Pierre-Part se préparent au pire. À moins d’un revirement de situation inattendu, les autorités locales seront bientôt contraintes d’ouvrir les vannes du déversoir de Morganza, afin de préserver d’une inondation certaine les villes de La Nouvelle-Orléans et de Bâton-Rouge. Foi et résilience sont les deux meilleures armes dont ils disposent encore, devant l’incertitude.
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Le Fond de la Seine d’Ivan Argote, 16min
Que nous dirait La Seine si elle pouvait nous parler ? Se souvient-elle de tout ce dont nous avons rêvé, imaginé et dit à son sujet ? De ses passages lumineux, de ses recoins
sombres ? De tous les secrets déposés ? Des mots d’amour ? Des chagrins ?
Le Fond de la Seine nous parle à la première personne, nous dévoilant un portrait poétique d’un fleuve chargé de vie, de luminosité, d’histoires et d’espaces sombres. Ce portrait réalisé grâce à des images subaquatiques et des images de paysages, narré par une voix puissante et accompagné d’une bande son émouvante, se construit au fur et à mesure du film. Depuis sa source timide, origine de nombreux mythes paléolithiques, en passant par des recoins doux et cristallins qui lentement deviennent une puissante masse d’eaux, route industrielle, passage urbain et de pouvoir qui finit par se déverser dans l’océan en fusionnant coeur et âme avec toutes les masses d’eau sur terre.
Le Fond de la Seine nous parle d’une façon sensible, des sentiments et fantasmes que nous projetons envers ce fleuve que nous connaissons si bien et qui pourtant nous cache tant de choses.
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Mardi 4 août à 19h
The Messengers d’Ivan Argote, 30min
Gaby et Blaine sont deux jeunes américains à la conscience politique aiguisée. Ils déambulent dans deux villages historiques, l’un en Colombie (Mompox) et l’autre en Andalousie (Arcos de la Frontera). Une atmosphère foisonnante, faite de voix, de folklores, de paysages et d’architectures accompagne leur conversation. Colonisation et post-colonisation, tradition et modernité, influences culturelles… tout cela entre en friction et s’entremêle, créant un récit onirique dans lequel Gaby et Blaine semblent se perdre, ce qui nous renvoie à la fragilité de nos identités politiques et éthiques.
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Mardi 11 août à 19h
Attendre ou provoquer de Matthieu Quillet et Julie Romeuf, 16min

Lettre filmée à partir du texte « Chroniques du pied de biche – Quelques éclats de vie par effraction », témoignage subversif, offensif mais aussi autocritique sur une expérience de vie de 15 ans (et plus) en squats.
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Espacio Seguro d’Ivan Argote, 19min
« Iván Argote associe de façon conceptuelle deux villes auxquelles il est
personnellement lié : Bogota, où il est né et a grandi, et Paris, où il s’est formé en tant qu’artiste et où il réside. Il filme les inscriptions laissées sur les murs de son quartier par le collectif de femmes artistes Collages Féminicides. Au moyen de phrases courtes mais reconnaissables, elles soulignent l’omniprésence des violences faites aux femmes et des féminicides en France. En accompagnement de leurs collages, la voix de Diana Rodriguez Franco, la « Secretaria de la Mujer de Bogotá », la responsable du département Droit des femmes de la ville de Bogota, chargée de mettre en place des politiques de prévention de la violence domestique et d’aide aux victimes. Malgré la différence de langues, le film compose une grammaire commune qui souligne la gravité de la situation et le besoin d’agir immédiatement. » Leonardo Bigazzi – FIDMarseille.
