
Cinémapéros
Chaque mardi à 19h de mi juillet à mi-août
Programmation 2026
Chaque mardi à 19h, est proposé un court-métrage.
La séance est suivie de discussions autour d’un apéritif.
Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Titre du flim, Réalisateur, année
Dates

Titre du flim, Réalisateur, année
Dates

Titre du flim, Réalisateur, année
Dates

Titre du flim, Réalisateur, année
Dates
Saisons passées
2025
Programmation pensée par Clio Simon
On tousse de tout un état du monde. Si vous voulez savoir ce qu’il se passe, demandez aux plantes, aux glaciers, à la montagne, à la brume, aux lichens, … Nous, nous n’avons plus les mots.
Mardi 22 juillet
Galb’Echaouf de Abdessamad El Montassir, 2021, 18min43 sec

En enquêtant sur un événement qui a profondément changé le paysage du Sahara, Abdessamad El Montassir est confronté au silence des générations précédentes qui restent hantées par une histoire sociopolitique complexe qu’elles ne parviennent pas à raconter.
Comme alternative aux témoignages humains, il décide alors de se concentrer sur la vie organique qui habite le désert – les plantes et les paysages-, pour tenter de retracer ce que les hommes ne sont pas en mesure de transmettre.
Mardi 29 juillet
CALENDULA de Justine Pluvinage et Philémon Vanorlé, 2025, 35min, co-produit par Paraiso Productions et artconnexion dans le cadre de l’action Nouveaux commanditaires.

Deux jeunes filles fuguent emportant avec elles leurs soucis. Clara et Sarah sont sœurs jumelles. Elles ont treize ans et se situent à la charnière entre l’enfance et l’adolescence. Elles poussent inlassablement devant elles un véhicule-serre, tour à tour fardeau et ressource. Chemin-faisant, elles prennent soin de leurs fleurs, souvent aussi brutalement que d’elles mêmes.
Calendula est road-trip pédestre qui traverse les Flandres en été. Les ados se déplacent sur les chemins de halage, sentiers, routes et villes. Elles font escales, mangent, squatent, dorment, chantent, parlent. Au fur et à mesure du voyage, elles essaiment leurs soucis dans le paysage. Une rencontre va modifier leur quête.
Mardi 5 août
Imbizo Ka Mafavuke (Mafavuke’s Tribunal) de Uriel Orlow, 2017, 28min, Afrique du sud

Imbizo Ka Mafavuke (Le Tribunal de Mafavuke) est un documentaire expérimental qui se déroule aux abords d’une réserve naturelle de Johannesburg. Sorte de Lehrstück brechtien (théâtre de l’accident), le film montre les préparatifs d’un tribunal populaire où guérisseurs traditionnels, militants et avocats se réunissent pour discuter des savoirs autochtones et de la bioprospection. L’industrie pharmaceutique considère désormais la médecine traditionnelle comme une source d’identification de nouveaux agents bioactifs pouvant être utilisés dans la préparation de médicaments synthétiques. Cela soulève de nouvelles questions sur la protection intellectuelle des savoirs autochtones par le droit d’auteur. Imbizo Ka Mafavuke s’interroge sur les bénéfices de la transformation des plantes en produits pharmaceutiques, compte tenu des multiples revendications de propriété, de priorité, de localisation et d’appropriation. Les protagonistes du film se glissent dans différents rôles et s’appuient sur des cas réels impliquant des multinationales pharmaceutiques en quête du prochain médicament miracle dans les communautés autochtones. Les fantômes des explorateurs coloniaux, des botanistes et des juges observent les débats.
Mardi 12 août
VILLA EMPAIN de Katharina Kastner, 2019, 24 min, production : BE/FR/GER/AT

Que peut inspirer le destin de la villa Empain à Bruxelles, projet fou du baron du même nom, marquée par une vie mouvementée depuis sa livraison, en 1934 ? Le pari de Katharina Kastner sera d’en faire le portrait, attentif au travail du temps, à l’image d’une existence humaine. Un film sensoriel, tourné avec un 16mm captant le frémissement des feuilles du jardin ondoyant sous la lumière, le mouvement de perles irisantes, ou encore les jeux colorés à l’occasion d’une intervention de Daniel Buren. Sans un mot, et avec une caméra caressante, attentive aux motifs cachés des splendides marbres ou aux veinures des essences les plus précieuses qui ornent les pièces. Par touches, au-delà la monumentalité de ses 2 500 mètres carrés et de sa piscine qui a nourri l’admiration de ses premiers visiteurs, Katharina Kastner offre une vision organique du bâtiment marqué par ses vicissitudes, devenu successivement musée, ambassades, laissé à l’abandon, et désormais restauré. Grâce à un montage opérant des rapprochements furtifs, attentif aux associations de couleur, télescopant les temps et les sensations tactiles, alors que bruissent les espaces explorés, le film nous embarque dans un voyage fait de réminiscences, telles ces bribes de la vie de son initiateur puisées dans les archives familiales – ici en villégiature, là jouant sur une plage -, images surgies d’un passé lointain mais hantant encore les lieux. Cet espace de vie pensé comme œuvre d’art, le film nous l’offre en forme de divagation. Un songe qui nous embarque dans la villa comme un écho de fantasmes passés, un espace mental et aussi un écrin d’accueil du travail du temps. Un peu comme ce travail d’empreinte que l’on voit à l’œuvre dans le film, geste léger d’un crayon sur une feuille blanche.
FIDMarseille – Nicolas Feodoroff
2024
Mardi 23 juillet
Les yeux carrés de Louison Assié et Laure Massiet du Biest, 20 min – Belgique, 2020

À Marseille, ville pilote de la vidéosurveillance automatisée, les caméras fleurissent. Sous ces caméras, à l’identité et aux intentions confuses, le piéton est suspect. Et si nous inventions, à tous les coins de rue, une nouvelle forme de résistance ?
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Mardi 30 juillet
Article 15 de Marie Reinert, 40 min – France, 2021

En 2017, Marie Reinert mène un workshop à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa. Elle y travaille en collaboration avec sept artistes – Chris Shongo, Junior Mvunzi, Magloire Mpaka, Jerry Lelo, Francis Longwa, Olikas Ngongo, Margot Oto – pour concevoir ce film, dans lequel les habitants filment eux-mêmes leurs activités professionnelles, formelles comme informelles.
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Mardi 6 août
Tungrus de Rishi Chandna, 13 min – Inde, 2017

Dans un appartement de la banlieue de Mumbai comme il en existe des milliers se déroule un drame tragi-comique dont le protagoniste n’est autre qu’un jeune coq. Recueilli par un excentrique patriarche pour servir de distraction aux chats de la famille, le poussin a survécu, grandi et impose désormais à chacun son encombrante présence, tyrannisant toute la maisonnée.
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Mardi 13 août
Bim, Bam, Boom, las luchas Morenas ! de Marie Losier, 13 min – Mexique, États-Unis, Danemark, 2016

« Ces trois sœurs, fausses blondes et catcheuses de la « lucha libre », sont filmées par la caméra aimante et enfantine de Marie Losier, dont l’élégance émane de sa précarité ludique, on entend le bruit du projecteur qui nous rappelle l’artifice forain du cinéma, c’est le début des images animées, l’enfance de la vie, les trois femmes se battent sur scène, parodiant les catcheurs, les querelles, les colères, dans une exagération comique dansante. Le film est comme un ravissant bonbon acidulé qui joue avec nos envies, nous fait rire et plus gravement désigne le corps comme excentrique, excessif et finalement la seule chose de vraie autour de laquelle on peut se broder une vie… Une vie de galère, d’amour familial et de nomadisme forain… » Claire Simon
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2023
À l’époque des bifurcations, qu’en est-il du langage des images ? que nous apprennent ses pas de côté qui valsent en dehors des sentiers battus ? Que réveillent t’ils en nous ?
Les courts métrages de cette édition sont liés par une poésie de signes éminemment démocratique, au sens où ils prennent soin des relations et des liens plus que des rapports de force.
Programmation : Clio Simon
Mardi 18 juillet
Zooscopie de Gaëlle Rouard – 15mn
Pour l’hiver rigoureux, la pluie drue, la courte ondée, l’orage violent, les gelées précoces ou que sais-je encore, si la chute des feuilles est tardive, si la fumée monte droit, si elle s’abaisse, si les feuilles tournoient ou si la poussière tourbillonne, si les grenouilles répètent aux marais leur plainte monotone, et quand les vents généraux deviennent favorables.
Mardi 25 juillet
Templo mayor : barricada de Collectivo Los Ingrávidos – 10mn40
Une barricade est dressée à l’intérieur du Templo Mayor des Aztèques. Témoignage des luttes contemporaines contre la violence gouvernementale.
Mardi 1er août
Notes for a déjà vu de Collectivo Los Ingrávidos – 22mn14
Dans cette expérience paramnésique, on peut voir Jonas Mekas, comme s’il était toujours en vie, et l’entendre commenter les souvenirs d’un voyage imaginaire au Mexique. Le film a été tourné sur pellicule 16 mm périmée, au cours d’une manifestation. C’est un film mémoriel. C’est un film politique.
Mardi 8 août
Rhapsodie juridique de Clio Simon – 35mn
Objet sonore poétique à caractère documentaire, Rhapsodie juridique aborde l’histoire de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, en partant d’un monument juridique : la loi de 1905… pour ensuite cheminer jusqu’à nos jours et traverser la Méditerranée. « C’est éternellement qu’un bateau arrive sur l’autre rive. Diable, comment ça naît un pays ?». À bord du Deus Ex Machina, la Rhapsode appelle les fendeurs de cloches, les pourfendeurs de métrie, à ourdir les fils du temps, et à tisser vif !
2022
Pour cette édition, Clio Simon a invité Phonurgia Nova à penser quatre séances où l’on peut fermer les yeux pour prendre le temps d’une écoute, celles de créations sonores poétiques et expérimentales.
Le son au premier plan
Une fois l’an, avec l’aide de nombreux partenaires Européens, les phonurgia nova awards distinguent les auteurs qui explorent le réel et l’imaginaire sonore, mettant en avant des créations d’exception.
Sons collectés, émis, transmis, exposés…, voix consignées, effacées, enregistrées, archivées, détournées…
Depuis leur lancement en 1986, les phonurgia nova awards scannent la création radiophonique et sonore et incitent à faire œuvre avec les sons, à la radio mais aussi à l’aide des nouveaux supports numériques. Depuis peu, le podcast relance l’exploration des possibles. Les œuvres prolifèrent et une nouvelle génération d’auteurs émerge. C’est sur cette floraison que se penchent les jurys successifs, avec pour seule boussole : ne rien laisser passer d’important dans le champ de ces nouvelles narrations contemporaines.
En réponse à l’invitation d’Eac Les Roches et dans un souci d’éclectisme, j’ai puisé dans les palmarès passés, 4 titres, aux allures et propos très différents, qui illustrent autant de manières de se positionner face aux sons du monde, à la parole des autres, et de jouer avec les auditeurs.
Jouer avec l’auditeur ? Oui, car l’humour s’invite aussi parfois dans la création radiophonique et sonore…
En vous souhaitant de riches découvertes.
Marc Jacquin
Mardi 19 juillet
Sommeil paradoxal de Julien Sarti, 26 minutes, autoproduction, FrancePrix Art sonore aux Phonurgia Nova Awards 2018
Une fresque onirique basée sur des enregistrements phonographiques, commerciaux, politiques, éducatifs, informatifs, érotiques, publiés dans les années 60 et 70 sous la forme de disques « parlés », que l’auteur incorpore dans de libres compositions associatives. Un détournement de messages utilitaires qui bascule dans la poésie pure.
Mardi 26 juillet
636 d’Alessandro Bosetti, 20 minutes, auto-portrait sonore et performance radio
Sur un canal : la voix de l’auteur en direct s’efforçant de comptant aussi longtemps qu’il le peut. Sur l’autre : cette même voix, la sienne, préalablement enregistrée, une archive donc évoquant ses relations conflictuelles avec les nombres (son père était mathématicien), tente de perturber ce décompte en direct, d’affecter le présent du direct.
Mardi 2 août
Au revoir, merci d’Yves Meylan, 20-30minutes, une sélection parmi les12 séquences-portraits
Cette pièce (qui a reçu le Prix Scam du documentaire 1997) hisse le portrait au niveau de la photographie qu’elle sublime. En réalité il s’agit de l’archive sonore d’une photographie manquante : 12 portraits, 12 images, mais aucune ne nous sera montrée. Glissés dans le studio-boutique du photographe Francis Traünig, les micros d’Yves Meylan nous invitent chaque auditeur à construire dans sa tête le portrait de ces absents.
Mardi 9 août
Loire de Sophie Berger, 50 minutes
Prix Découvertes Pierre Schaeffer / Phonurgia Nova Awards 2013
« Un jour, j’ai su qu’il fallait que je prenne la route. J’avais 26 ans, je n’avais jamais fait cela, et je ne savais pas ce que j’allais trouver. Je savais juste qu’il fallait que je le fasse. Il fallait que je prenne la route. Ce n’était pas raisonné, ce n’était pas raisonnable, mais je n’avais pas le choix. C’était une urgence. Ça hurlait en moi « prends la route avec tes micros ». Je me suis organisée pour avoir du temps, et dès que j’ai pu : je suis partie. C’était encore l’hiver. J’avais choisi la Loire pour fil d’Ariane. La descendre, de la source à l’estuaire, 1000 km à pied, pour rejoindre la ville où je l’avais vue couler étant gamine – Nantes. »
Loire a été sélectionnés dans le cadre de « Du côté des ondes » (soutenue par la RTBF, la promotion des Lettres de la communauté française, la SACD, la SCAM Belgique,la SACD et la SCAM France).
Carte blanche donnée à Phonurgia Nova pour les Cinémapéros 2022 :
“Phonurgia Nova” ? C’est un passage obligé pour celles et ceux qui choisissent d’explorer les possibilités de dévoilement du micro ! Attentive à transmettre la radio de création, l’association arlésienne édite ses classiques (Welles, Schaeffer, Paranthoën, Cocteau, Giono, Farabet, Mortley, Meylan), publie des ouvrages de pédagogie, et accompagne à travers des workshops organisés toute l’année, les auteur.rice.s désireux.ses de s’engager dans une relation créative avec les écriture du son.
Initiée en 1986 avec la complicité de Pierre Schaeffer, elle forme à cette radio qui s’éloigne de la radio de tous les jours, pour basculer dans autre chose : la fiction, le documentaire, l’art sonore parfois. Elle transmet aussi les nouvelles pratiques sonores en lien avec le podcast et le spectacle vivant. Que ce soit depuis Arles, Paris ou plus récemment Dinard, Phonurgia Nova (1) propage cet art sonore multiforme et invente des manifestations à sa mesure pour aller à la conquête de nouvelles oreilles. Son rayonnement est international.
(1) En 1673, le père jésuite Athanasius Kircher a donné le titre de “phonurgia nova” à un ouvrage dans lequel, bien avant l’heure de leur réalisation technique, il imagine d’étonnantes architectures de communication acoustique. On trouve en ligne une abondante documentation au sujet de ses machines à communiquer. Phonurgia désigne par extension la création d’un univers à partir du sonore.
2021
Cette année les Cinémapéros vous proposent une correspondance filmique teintée de burlesque entre les films de Bertille Bak et Julie Chaffort.
Correspondance filmique pensée par Clio Simon.
Mardi 20 juillet
Bertille Bak, « T’as de beaux vieux, tu sais… », 24min , 2007

Bertille Bak a travaillé avec les habitants d’une cité minière du Nord de la France. Caméra à la main, elle interroge les fondements de sa propre culture en ne tombant jamais dans le pathos qui voudrait faire de cet endroit une cité orpheline de son principal référent qu’est le travail à la mine. S’attardant sur l’aspect communautaire de la vie de ces ouvriers, elle fait de ces hommes et de ces femmes les acteurs, scénaristes et décorateurs de son film.
Mardi 27 juillet
Julie Chaffort, « L’ABCdaire du 6ème voyage extra-ordinaire », 14 min, 2010

Sur l’autoroute A65, Julie Chaffort a emboîté le pas : réaliser un roadmovie à partir de la marche des trois intrépides comédiennes du collectif « la Grosse Situation » sur une autoroute en construction, soit parcourir 150 kilomètres à pied sur bitume un début décembre 2010.
Mardi 3 août
Bertille Bak, « Faire le mur », 17min, 2008

Bertille Bak nous invite, avec les habitants de Barlin, à un vaste jeu. Mettre en scène la vie de ce quartier de la cité n°5 de Barlin, dans le Pas-de-Calais, de façon burlesque, avant de le quitter. Une rénovation chasse les habitants pour quelque temps. Ils craignent le déplacement, la hausse des loyers et se prêtent à cette petite provocation… Un jeté de journal d’une personne à l’autre, une projection de briques au-delà d’un faux mur de frontière, de vrais ouvriers qui coupent de faux fils de communication. Tout évoque les liens sociaux, l’attachement au quartier dans un vrai film participatif.
Mardi 10 août
Julie Chaffort, « La barque silencieuse », 30 min, 2016

Qu’est-ce que l’écoute ? Qui, ou quoi, en nous, écoute lorsque nous nous recueillons pour nous laisser traverser par un morceau de musique, un chant, le rythme d’une danse ? À cet invisible vaisseau qu’est l’écoute, Julie Chaffort a choisi de donner une multiplicité de formes : tantôt un cheval, tantôt une vache, ou encore une barque, un cours d’eau, un paysage, des branches, un boxeur, un danseur, etc. Dans la région de Monflanquin, dans le Sud-Ouest de la France, elle a croisé des habitants qu’elle fait participer à une suite de tableaux animés dans lesquels dialoguent des « émetteurs » de musique (chanteurs, choristes, instrumentistes, y compris un gramophone) avec des auditeurs, certes silencieux, mais bien actifs. Le résultat est aussi facétieux qu’émouvant, aussi déroutant que respectueux de tout ce qui s’offre à voir et à entendre. Chargée donc, cette barque, de personnages hauts en couleurs, costumés de manière voyante, c’est une nef de fous où la folie ce sont les sons, les gestes des sons, les récits muets des sons.
Jean-Pierre Rehm
2020
Mardi 21 juillet
Marie Voignier, « Le bruit du canon », 2006, 27mn, collection FRAC Auvergne.

« Le Bruit du canon est incontestablement ambigu dès ses premières scènes, succession de témoignages de paysans bretons fustigeant l’arrivée massive d’une population étrangère devenue indélogeable et incontrôlable. Les termes sont lourds de sens, le vocabulaire particulièrement direct et imprégné des relents nauséabonds de la xénophobie. Pourtant, il ne s’agit pas d’immigration mais d’une véritable plaie naturelle qui, chaque année, entre octobre et mars, s’abat sur la région de Locarn en Bretagne sous la forme d’une nuée de 500 000 étourneaux qui dévastent les cultures et pillent les exploitations agricoles. Les agriculteurs ont tout essayé pour lutter contre ce fléau. Ils nous racontent leurs diverses tentatives, plus ou moins légales, plus ou moins réussies, pour chasser plus loin les oiseaux ou pour les tuer. Marie Voignier rend sensible la complexité de l’histoire en s’interdisant toute explication causale unilatérale. »
Dork Zabunyan in «Les cartographies de l’indécidable», Marie Voignier, Editions Adera, 2011, n.p.
Mardi 28 juillet
Denis Chapon, « Abuela Grillo », 2009, 13mn, Bolivie et Danemark.

Quand Abuela Grillo chante, la pluie se met à tomber. Elle chante un jour si fort que tout le village se retrouve inondé, et Abuela Grillo, chassée par les villageois, s’en va tristement vers la ville.
Le jour où les entreprises chargées de la privatisation de l’eau entendent parler de ce don, la vie de Abuela Grillo bascule dans l’ère absurde du libéralisme …
Ce film d’animation présente avec poésie le combat contre la privatisation de l’eau en Bolivie.
Mardi 4 août
Adrien Tinchi, « Rien ne reste figé », 2018, 19mn.

Rien ne reste figé est un court-métrage réalisé en 2018 dans la province de Tiznit au Maroc. Le film esquisse l’histoire d’un hôtel abandonné avant la fin de sa construction dans un récent village construit lors du plan d’aménagement touristique de la région. L’histoire est contée en arabe par un jeune homme marocain qui a observé l’évolution de cet hôtel en le survolant depuis les plateaux de l’Anti-Atlas. Un contraste entre une prise de hauteur et de distance et l’évolution pesante d’un projet inachevé.
Mardi 11 août
Sarah Vanagt, « Divinations », 2015, 35mn, Belgique.

Quel genre d’avenir peut être lu dans des fragments de notre réalité ? Cette question prend d’autant plus d’importance lorsqu’elle est posée à ceux à qui l’avenir appartient. Sarah Vanagt demande à des enfants de lire l’avenir dans des empreintes de leur ville. Sur d’innombrables motifs abstraits, animés à l’aide d’une vieille lanterne magique, les enfants de Bruxelles, Athènes et Sarajevo projettent leurs propres impressions, leurs rêves et leurs peurs. Le résultat est une forme de «lecture magique», comme la perception de correspondances et de constellations imprévues qui nous confrontent au courant sous-jacent du présent. (Source: Stoffel Debuysere, festival Courtisane)
2019
Mardi 23 juillet
Sarah del Pino, « Rêvent-elles de robots astronautes ? », France, 2017, couleur, HD, Stéréo Dolby Digital 25mn, collection Frac Auvergne.
Image et montage: Sarah del Pino. Son : Sarah del Pino, Agnès Nöel. Production et distribution : Sarah del Pino.

Sous l’esthétique d’une science fiction la caméra abandonne peu à peu le monde des humains pour pénétrer dans un monde parallèle. Nous découvrons un microcosme fabriqué par l’Homme et pourtant déserté par ce dernier. Dans une ferme de vaches laitières autogérée par des logiciels informatiques, tous les désirs de ces travailleuses sont comblés si bien, que la seule voix persistante est celle des robots. La frontière entre le naturel et l’artificiel se trouble : nées dans ce monde, ces vaches domestiques évoluent dans leur milieu « naturel ». Telles des créatures dans l’ombre, elles produisent sans cesse notre futur consommation de lait. Enfermées dans un hangar, un champs seulement les sépare de notre société.
Mardi 30 juillet
Tania Mouraud, « Once Upon a Time« , 2011 – 2012, HD, sound 4.1, 9mn 16s.

Filmé en France et au Canada dans des forêts boréales du Morvan et de l’Ontario, « Once Upon a Time » (« Il était une fois ») raconte la fable terrifiante de l’abattage mécanisé. Cueillis par « l’ogre » (l’abatteuse), les arbres subissent une chorégraphie répétitive et hypnotique : en moins d’une minute, leurs troncs sont couchés et « avalés » par les mandibules du bras mécanique, puis immédiatement ébranchés, écorcés et débités. Procédure méthodique, rentabilité maximale. Excluant toute présence humaine, le cadrage resserré et la rapidité du montage accentuent la déshumanisation d’une déforestation expéditive.
Mardi 6 août
Olivier Sévère, « Dans ces eaux-là », 2017, vidéo, 23mn 43s. Ce projet a été développé dans le cadre d’une résidence à la Villa Kujoyama. La Villa Kujoyama est une antenne de l’Institut français du Japon. Elle bénéficie du soutien de la Fondation Bettencourt Schueller et de l’Institut français.

« Dans ces eaux-là » est une fable picturale, minérale et tellurique dont l’eau et la pierre sont les protagonistes. Ils expriment les forcent créatrices de la nature et de l’homme. Qu’elles soient solides ou fluides, conflictuelles ou mimétiques, les énergies déployées font corps, emportent, soulèvent ou érodent.
Mardi 13 août
Darren Almond, « Bearing », 2011, vidéo Blu-ray couleur, son, 35mn, collection FRAC Auvergne – Dépôt du Centre national des arts plastiques.

Réalisé en Indonésie, sur les monts escarpés du volcan Kawah Ijen situé sur l’île de Java, « Bearing » (« porter ») utilise les codes filmiques du genre documentaire. Le site attire un flux constant de touristes en quête d’aventure, d’exotisme et de trekking, habités par les frémissements d’une conscience politique altermondialiste qui confère à leur périple les allures d’un voyage engagé.
Le film réalisé par Darren Almond, s’il repose sur des bases semblables en apparence aux documentaires déjà réalisés sur le sujet, adopte pourtant un mode filmique qui lui permet un déplacement singulier. Plutôt que de s’intéresser au Kawah Ijen dans ses aspects généraux, Bearing s’attache au cas particulier d’un homme, mule humaine charriant ses charges de soufre du fond du cratère jusqu’à la pesée, en Sisyphe exténué et asphyxié.
2018
Cette année les Cinémapéros, à l’instar de l’exposition « Chut… Ecoutez, ça a déjà commencé », proposent des pas de côtés pour affiner nos regards.
Nous évoluons actuellement dans une société submergée d’images. Paradoxalement, lorsqu’il s’agit d’évoquer un sujet brûlant d’actualité on nous présente toujours les mêmes images au risque de les banaliser. Comment se détacher de ceci ? Comment entrer dans le vif du sujet ? Comment donner à entendre et à voir des individus, et non des sujets exposés/utilisés /voués à disparaître ?
À travers leurs films, Flavie Pinatel, Cécile Hadj-Hassan, Ismaïl Bahri et Clio Simon nous proposent d’autres regards – d’autres images – élargissant ainsi notre champ de vision et nos réflexions. Ils nous invitent aussi à explorer le champs de l’image comme forme de langage à une époque où la poésie et le burlesque sont de belles réponses face à la frénésie actuelle.
Leïla Simon
Mardi 24 juillet
Flavie Pinatel, « Les chants de la Maladrerie », 26′, 2017, Films de Force Majeure.

Avec Les chants de la Maladrerie, Flavie Pinatel fait le portrait d’une cité aux formes étonnantes (La Maladrerie d’Aubervilliers) et de ses habitant.e.s. Un documentaire d’un genre particulier, puisque les personnes s’y expriment, non pas en parlant, mais à travers des chansons qu’elles ont choisies. En filigrane, Flavie Pinatel dresse un état des lieux poétique du vivre-ensemble en France en 2016.
Mardi 31 juillet
Cécile Hadj-Hassan, « Cabane » , 12’52 », 2017.

Le projet Cabane (كوخ en arabe) a été réalisé en août 2016 avec la participation d’un groupe d’enfants syriens qui ont entre 5 et 8 ans et qui habitent la plaine de la Bekaa (Liban).
A partir d’observations de leur environnement et de leurs jeux et après des plans qu’ils ont dessinés visant à préciser leurs visions, les enfants et la réalisatrice ont construit une cabane éphémère dans le champ où travaillent et vivent leurs familles. Entre les tentes, ruines et nouvelles constructions, ils ont le temps d’une après-midi ébauché un lieu destiné à eux seuls.
Mardi 7 août
Ismaïl Bahri, « Foyer », 32′, 2016, Spectre en co-production avec La Fabrique Phantom.

A première vue, Foyer semble être une projection sans film où seul est donné à voir un écran blanc palpitant. Des voix accompagnent ce blanc. Elles proviennent de personnes qui ont abordé le caméraman du film au travail pour le questionner sur ce qu’il fait. Le filmeur est tour à tour approché par un photographe amateur, un passant curieux, un policier ou un groupe de jeunes. Au fur et à mesure de leurs développements, les discussions dévoilent au spectateur les principes d’une expérience filmique en cours et, par là -même, les principes du film qu’ils regardent. Cette expérience intrigue, interroge et transforme la caméra en un foyer (à l’image d’un feu) autour duquel se réunir, parler et écouter. S’intéressant d’abord à la caméra, ces paroles déploient vite des points de vue singuliers traçant les formes d’un certain paysage social et politique. Elles laissent entrevoir le contexte dans lequel se déploie l’expérience d’un travail qui tâtonne, à la recherche d’une voie dans le monde qui s’agite.
Mardi 14 août
Clio Simon, « Is it a true Story telling ? », 42′, 2018, coproduction Fresnoy Studio national, Ircam Centre Pompidou, Hors Pistes Centre Pompidou.

Ce pourrait être l’histoire d’une image manquante, celle des services de l’immigration et de l’asile qui ne se donnent pas à voir si facilement, ou celle d’une image de cinéma qui ne sait plus quelle croyance véhiculer. A partir d’entretiens et d’enquêtes sociologiques menés auprès de personnes rattachées aux services de l’immigration et de l’asile, ce n’est pas le mythe médiatique de la crise migratoire qui apparaît, mais bien la réalité brute et invisible de la crise de l’accueil des institutions françaises.
2017
Mardi 18 juillet
Yasmina Benabderrahmane, « Bain céleste », 2015, film sonore, 26’57’’

« Bain céleste »… crissement, tréfonds et volupté, est un voyage onirique et apocalyptique (ce dernier adjectif entendu au plus près de son étymologie, « apokaluptein » – découvrir, révéler) à fleur d’une photographie.
Grâce à un processus d’altération chimique, issu d’une pratique photographique traditionnelle appelée « mordançage », une masse inerte prend vie dans un bain de révélateur. Un paysage anthropomorphe se dévoile, une chair pelliculaire se révèle. La surface épidermique est le théâtre d’une expérience sensorielle, visuelle et sonore. Un épiderme photosensible se décolle, se meut et devient reste. Un micro-organisme et un micro son s’en dégagent et entament un voyage infinitésimal dans une matière-objet : la surface mise à nu conserve les diverses traces tel un corps, un paysage magnifié, qui en devient sacré.
Mardi 25 juillet
Takao Minami, « Delta Story », 2007, stéréo, 17’31’’

« Delta story » est une traversée de l’Arc Ryukyu où les collages et la narration, choisis par Takao Minami, nous plongent dans une ambiance impressionniste. Bien qu’il s’agisse d’une vidéo numérique et d’enregistrements de terrain recueillis lors d’un voyage de Kagoshima, en passant par Amami Oshima, Okinawa, Ishigaki jusqu’au port de Keelung (Taiwan), l’approche de l’artiste est moins spécifique que fragmentaire. En effet, plutôt que de se focaliser sur le Japon et Taiwan comme des emplacements définis, takao Minami permet à ces images de raconter leurs propres histoires et leurs propres lieux. L’abondance de composés visuels est une gradation et une perméabilité des limites géopolitiques qui représente bien l’expérience dynamique du voyage lui-même.
Mardi 1er août
Romain Kronenberg, « Rien que de la terre, et de plus en plus sèche », 2016, film, 18’, Crédits – avec Mehmet Korkut, Mazlum Adıgüzel & Baver Doğanay. Traduction kurde par Kawa Nemir. Production Romain Kronenberg.

Deux jeunes hommes sont installés dans le désert. Aucune âme à l’horizon. Ils attendent le retour d’un troisième homme parti en éclaireur. Les deux équipes restent en contact grâce à des radios. L’éclaireur explique le chemin qu’il accomplit, et l’étendue désertique toujours plus vaste devant lui. Il raconte l’espoir qu’il place dans chaque pas qu’il fait. Les deux jeunes hommes restés en arrière écoutent ; ils projettent leurs espoirs dans le futur et l’autre côté́ du désert. Mais la qualité́ du signal radio commence à faiblir. Des crépitements se font entendre sur la liaison. De plus en plus fortement. D’abord indéchiffrable, la voix finit par disparaitre. Les deux jeunes hommes se retrouvent dès lors seuls et sans nouvelles. Doivent-ils se lancer en avant ? Rester où ils sont ? La réponse qu’ils imagineront est finalement un paradoxe : que croire est aussi essentiel qu’est la conscience que croire est vain.
Mardi 8 août
Momoko Seto, « Planet A », 2008, vidéo HD, 07’40’’, Production : Le Fresnoy, Studio National des Arts Contemporains

Le monde est devenu une planète desséchée, où la culture du coton exercée à outrance pour des raisons économiques, est la cause principale de la désertification. Ce phénomène fait écho à une plus grande catastrophe écologique, la désertification de la mer Aral, toujours l’homme comme responsable.
Et vous faite comme chez vous.
Momoko Seto, « Planet Z », 2011, 35mm, 09’30’’, production : Sacrebleu Productions

PLANET Z une planète déserte. Après quelques milliards d’années, une concordance de hasards y donne naissance à un miracle : l’eau. Cette source de vie permet à son tour une nouvelle apparition : les végétaux. La planète déserte se transforme ainsi en une planète verte. Mais des champignons liquides, gluants et mobiles apparaissent doucement sur les feuilles et viennent détruire la vie idyllique qui semblait y régner : c’est une nouvelle ère qui commence, celle des champignons, qui par sa force inévitable, va lentement moisir toute vie sur son passage.
Mardi 15 août
Julien Loustau, « Sub », 2006, 45’

Le lac Vostok est prisonnier sous les glaces de l’Antarctique, isolé du reste du monde depuis des millions d’années. La seule technologie qui permettrait d’atteindre ce lieu sans risquer de le contaminer serait le Cryobot, un robot conçu par la Nasa et dédié à l’exploration d’océans subglaciaires sur d’autres planètes.
En Chine, dans la région des Trois Gorges, on finit de construire le plus grand projet hydroélectrique du monde. Le barrage a déjà noyé 600 km de vallées et entraîné le déplacement de plus d’un million de chinois.
Le long d’un voyage nocturne sur le fleuve Yangtze, dans l’exploration distante de ses berges en sursis, le film envisage l’odyssée solitaire du Cryobot à travers les glaces jusqu’au lac Vostok.
2016
Mardi 19 juillet
Clorinde Durand, « Naufrage », 2008, Film expérimental, couleur, sonore, 6 mn10. Production Le Fresnoy – Studio national des arts contemporains, Tourcoing.

Mardi 26 juillet
Marc Bauer, « L’Architecte », 2013, Dvd et betacam. Edition 1/4, 28 mn. Collection FRAC Auvergne.

Mardi 2 août
Vincent Pouplard, « Sun is sad », 2015, Essai documentaire – Ed. 4/3, 13 mn.
Mardi 9 août
Bertille Bak, « Transports à dos d’hommes », 2012, vidéo, 15mn, Co-production B. Bak- Paris-Musées, Courtesy : Galerie Xippas.

2015
Rebonjour, les enfants !
Est-ce à cause du format demandé ? Un film court est comme un enfant, si le film long est une « grande personne » ! Mais aussi – paradoxe – les longs sont les enfants des courts : un court métrage est donc un enfant capable d’engendrer des … adultes !
Est-ce à cause du lieu où va se dérouler ce mini festival, en forme d’apéro de paroles ? Lieu qui croise l’histoire racontée dans Au revoir, les enfants…
En tous cas, en réponse à la proposition de Clio Simon, voici quatre films courts (dont deux classiques, historiques, et deux tout frais, tout neufs) ayant pris pour sujet des histoires d’enfants, racontées du point de vue des enfants.
Jean-Paul Fargier
Mardi 21 juillet
Les Mistons, de François Truffaut, 1957, 18’. En présence de Jean-Paul Fargier

Mardi 28 juillet
Herman Slobbe, l’enfant aveugle 2, de Johan van der Keuken, 1966, 29’.

Mardi 4 août
Dankunba, de Bakary Diallo, 2011, 12’.
Mardi 11 août
Le mur et l’eau, d’Alice Fargier, 2014, 25’.

2014
2013
Mardi 23 juillet
Black Panthers de Agnès Varda (30 min, 1968)
Au temps où les Black Panthers avaient un programme et des projets, avec entraînement des troupes, meetings, danses et déclarations, au temps où les Black Panthers inquiétaient les USA.

Mardi 30 juillet
M comme Malika de Anne–Marie Lallement (28 min, 1980)
Portrait d’une jeune femme algérienne, immigrée, vivant à Paris de façon marginale.
En présence de la réalisatrice.

Mardi 6 août
Chronique de l’Afrique sauvage de Issam Mathlouti (15 minutes, 2009)
Une nuit, sous un Abribus où six jeunes ont l’habitude de se retrouver, un vieux Maghrébin vient attendre le prochain bus. Le dialogue s’installe…

Mardi 13 août
Carte blanche à La Famille Digitale.
La Famille Digitale (LFD) est une maison d’édition audiovisuelle et multimédia associative et indépendante. Elle édite, diffuse et distribue des œuvres documentaires réalisées en dehors des circuits industriels de production.
Au-delà des genres, ce sont surtout les écritures et les regards non contraints qui intéressent LFD, comme autant d’occasions de poser et de proposer un regard singulier, critique et prospectif sur l’époque contemporaine.
2012
Mardi 17 juillet
Comment représenter l’Ailleurs qui par définition n’est jamais là ?
Entrée en matière avec des sons venus d’Ailleurs de Florian Namias et de Felix Blume.
Mardi 24 juillet
Voyage immobile où l’auditeur est embarqué sur un brise glace avec « Et si toute entière maintenant » un conte symphonique de Luc Ferrari.
Mardi 31 juillet
Rencontre exceptionnelle avec une dizaine de réalisateurs du projet« 100jours ». « 100jours » : c’est 100 courts métrages documentaires diffusés en ligne au rythme d’un film par jour, pendant les 100 jours ayant précédés le second tour des élections présidentielles françaises de 2012, c’est 100 réalisateurs réunis autour de la création documentaire et de la question du politique.
Mardi 07 aout
« Abuela Grillo » (mamie cricket), court métrage d’animation, pour petits et grands, adapté d’un mythe Ayoreo. Fruit d’une initiative interculturelle entre la Bolivie et le Danemark, la version animée de cette histoire aborde : la lutte des peuples contre la marchandisation de l’eau et la question du droit à l’eau comme bien public pour tous. Les huit artistes impliqués dans ce projet, sous la direction de Denis Chapon : Alejandro Salazar, Suzana Villegas, Cécilia Delgado, Joaquin Cuevas, Miguel Meall, Nina Romano, Maurizio Salvador Pomar et Sejas. Chant : Luzmila Carpio
Mardi 14 aout
Clôture de l’édition 2012 avec « Le Silence de la carpe », court métrage de Vincent Pouplard. À la recherche de leurs limites physiologiques, les apnéistes imposent à leur corps un régime très différent de l’exercice habituel et régulier de leurs poumons.
Il y a les corps, et cette retenue qu’ils choisissent, acceptent et expérimentent. Cette retenue des corps est ici filmée dans ces conditions d’exercice.
2011
Mardi 19 juillet
« Construire » de Anje MacDaniel (8min)
Court métrage burlesque, qui frôle l’histoire des 3 petits cochons. Anje MacDaniel se met à nu pour une petite leçon d’architecture.
Mardi 26 juillet
« A Valparaiso » de Joris Ivens (22 min)
Texte écrit par Chris Marker
Synopsis : «Valparaiso est une ville extraordinaire, une ville qui a tout connu: les Espagnols, l’incendie, le tremblement de terre, les pirates, la tempête, tout. Une ville torturée…»
“Somptueux poème audio-visuel sur le port de Valparaiso, la ville aux quarante-deux collines, au passé prestigieux (…) Ce film dont la chanson fit le tour du monde est un des sommets de l’art d’Ivens. (…) Œuvre remarquable d’une superbe analyse du phénomène urbain dans laquelle coexistent poésie et militantisme. Claude Brunel, Paris 1998
Mardi 2 août
« Leçon d’architecture : la villa dall ‘ava de Rem Koolhaas » de Richard Copans & Stan Neumann (26 min)
« Leçon de choses » audiovisuelle sur un objet architectural majeur: la villa dall ‘ava de Rem Koolhaas, exemplaire des problématiques et des enjeux de l’architecture contemporaine.
Mardi 9 août
« Une seconde par jour » de Richard Nègre (animation – 7 min)
(En présence du réalisateur)
« Synopsis : « Une seconde par jour » est un projet dont l’objectif est de réaliser une seconde de film, soit 25 dessins par jour durant un an à compter du 1er janvier 2010 »
Mardi 16 août
« Autour du Parc » de Julie Desprairies (26 min)
Parcours chorégraphique à travers la Villeneuve de Grenoble. Ensemble urbain construit entre 1968 et 1978, ce quartier se caractérise par une mise en œuvre dans tous les domaines – habitat et urbanisme, pédagogie, culture et santé – d’idées novatrices qui animèrent les débats les plus engagés à la fin des années 60. Fidèle au projet d’origine et conscient de son évolution, « Autour du parc » en propose une lecture actuelle qui s’appuie tant sur la conception architecturale et urbaine du quartier, que sur les idées qui ont présidé à son édification.
2010
Mardi 20 juillet
« Outer Space » de Peter Tscherkassky, 1999, E-U, 10min, N&B, 16 mm.
Mardi 27 juillet
« Rome » de Thomas Salvador,2009, France, 12min. et « Tchayouale », de Barbara Ryckewaert, 2010, Guyane, 12min, DV.
Mardi 03 août
« Plot point » de Nicolas Provost, 2007, Belgique, 15min, DV.
Mardi 10 août
« L’impossible-Pages arrachées »de Sylvain George, 2009,France,DV.
Mardi 17 août
Film surprise pour la clôture.
2009
Mardi 21 juillet
« Pas de deux » de N. Mc Laren – 1967 – 13min20s
Mardi 28 juillet
« Under construction » de Liu Zhenchen – 2007 – 10min
Mardi 04 août
« La Ligne verte » de Laurent Mareschal – 2005-2008 – 4min
Mardi 11 août
« Fast Film » de Virgil Widrich – 2003- 14min
Mardi 18 août
« Spazio Disponible« de Christine Coënon – 2008 – 8min41s







